La Corse : 0,5 % de la population française ; 20 % des individus inscrits au fichier du grand banditisme. Un chiffre éloquent rappelé en 1994 par le procureur de Bastia.
Il ne s’agit pas ici de disserter sur les raisons profondes de la violence insulaire, mais d’observer l’apparition et la montée en puissance de dynasties et de clans de criminels corses, sur le continent et dans les réseaux internationaux mêlant drogue, prostitution et politique, s’insinuant dans le renseignement, se rapprochant des sphères du pouvoir et jouissant parfois d’une étonnante impunité.
Est-ce à dire que le crime organisé national est corse par essence ? Certainement pas. Est-ce prétendre que tous les Corses sont des bandits, que l’air si pur de l’île de beauté aurait un effet criminogène ? Bien sûr que non. Est-ce affirmer que les aventures des délinquants corses, ont eu un impact sur la mystique criminelle, qu’ils sont sur-représentés dans les rangs de la grande criminalité française et internationale ? Assurément.
Fruit d’une recherche minutieuse, de centaine de cartons d’archives exhumés et passés au peigne fin, de lettres de bandits croisées avec les comptes rendus de policiers et de la presse de l’époque, ce livre est l’histoire d’une lutte mériméenne entre gendarmes et voleurs, devenue guerre acharnée aux enjeux économiques mondiaux. La saga romanesque et sanglante des années 20 aux années 50, du temps des bandits au temps des parrains.
Cahier photos de 16 pages