Éditions Michalon
ouverture et effervescence du débat
192 pages
17 €
ISBN :
978-2-84186-521-5
en librairie le 18 mars 2010

Ce qui tue le travail

Un profonde mutation s’opère dans les mondes du travail que personne ne sait formuler justement.

La crise a bon dos ! Voici trente ans que l’entreprise réduit le travail à un coût, la gauche a une quantité partageable, la droite à un salaire variable. Sa réduction à de la « souffrance » ne fait qu’ajouter à la confusion... Plus grave, elle nous pose en pures victimes. En vérité, ces catégories de gestion figent le travail dans des rerpésentations appauvries de ce que nous faisons et de ce que nous sommes.

Cet ouvrage démonte la mécanique aveugle des politiques du chiffre et les formatages du travail par ceux qui l’observent et en décident de loin.

À une gestion catégorique nourrie de credos scientistes, il oppose une gestion insitutante qui crée de la controverse, ancre le travail dans ses finalités, engendre des dynamiques qui renforcent les identités des individus et les acteurs collectifs.

Exigeant et sans concession, ce livre inaugural est aussi un outil de base pour réapprendre le dialogue social et sociétal sur l’organisation du travail et sa gestion.


Francis GINSBOURGER

Postface de Jean-Paul Bouchet

Francis Ginsbourger intervient dans les entreprises et les services publics lors de changements organisationnels et de métiers. Economiste du travail, il est chercheur associé au Centre de gestion scientifique de MinesParisTech.

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Extrait de ce livre :

"Que se passe-t-il dans ces entreprises où s’accomplissent des suicides ? Des personnes fragiles craquant sous la pression ? Des dirigeants et des petits chefs pervers malmenant et manipulant les salariés ? Des politiques sociales à ce point dégradées que le financier et l’économique envahissent tout ? Ou encore la nature prédatrice d’un système profondément inhumain ? Non : ni la pression financière, ni les contraintes économiques, ni les carences de la gestion sociale, ni la malignité des uns ou la fragilité des autres ne suffisent à cerner ce qui est en cause. Accuser l’horreur économique ou les ravages du capitalisme ne sert à rien. Quant à vouloir rechercher des responsables, on court le risque de désigner « des coupables » et ce faisant de renforcer la fâcheuse tendance du moment : celle qui consiste à enfermer toutes les tensions du monde dans une dialectique de la victime et de son « bourreau ». L’hypothèse proposée dans les pages qui suivent est qu’il existe, entre le système et les acteurs qui le font tenir, quelque chose qu’on appelle communément « la gestion », et que cette gestion doit être sérieusement mise en cause. Cela implique de forcer l’entrée d’une boîte noire et de démonter les rouages qui nous entraînent dans des cercles vicieux si bouclés et dans des spirales si puissantes que nous nous retournons , soudain, stupéfaits de constater des effets diffus de dérives que nous n’avons pas vu se produire."

- 15, rue de la banque - 75002 Paris
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