Éditions Michalon
ouverture et effervescence du débat
288 pages
18 €
ISBN :
978-2-84186-523-9
en librairie le 1er avril 2010

De l’Etat providence à l’état accompagnant

Les compromis sociaux issus des Trente Glorieuses sont aujourd’hui mis en cause : tout autant que les désirdres du capitalisme, ils contribuent à froisser et déchirer le tissu social. Pourtant les sociétés survivent. Elles sont même d’une étonnante vitalité. Le monde des associations, les initiatives informelles et la famille n’en finissant pas de se réinventer et de tisser du lien. Attentives aux personnes, animées par le soucis du bien commun, ces solidarités peuvent nous aider à repérer les grandes lignes d’un modèle social en émergence. Loin de l’action curative et des technologies du social developpées par l’Etat providence, l’accompagnant et le care jouent un rôle central dans les nouvelles solidarités. Ils définissent des formes de soutien très variées, de la sécurisation des parcours professionnels à la prise en charge d’une personne en situation de grande fragilité. Ils peuvent mobiliser des insitutions, des personnes isolées, des groupes. Comment articuler ces différents actions, comment les insérer dans un projet de société ?

Serge Guérin

Serge Guérin est sociologue. Professeur à l’ESG Management School, ce spécialiste des questions liées au vieillissement de la société, aux enjeux intergénérationnels et aux aidants, a largement contribué à une vision positive du papy-boom. Rédacteur en chef de la revue « Réciproques », il est notamment l’auteur de « De l’État providence à l’état accompagnant » (Michalon 2010).

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Extrait de ce livre :

« En une vingtaine d’années, nos sociétés et nos modes de vie se sont transformés comme jamais. Ces mutations souvent silencieuses, parfois contradictoires et toujours complexes travaillent l’organisation de la société dans sa globalité, mais aussi le quotidien de chacun. La première modernité avait élargi le monde et maîtrisé la nature, la seconde bouleversé les meours et la structure des sociétés. La troisième modernité réinvente l’individu, avec la révolution de l’information. Elle reconfigure profondément les liens sociaux, les rythmes de vie, l’espace et la temporalité. Elle dessine autour de nous un monde de flux, de connexions, mais aussi de disjonctions. Elle voit aussi le retour en force de la nature, de ses forces qui se déchaînenet et de ses ressources dont on entrevoit l’épuisement, dont on craint la fin. »

- 15, rue de la banque - 75002 Paris
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