en librairie le 16 mai 2007
Voilà une série de chroniques caustiques sur un sujet qui a passionné les Français : l’Europe. Rédigées à Paris entre les émeutes de novembre 2005 et les manifestations d’avril 2006 par un russe ébaubi qui désormais habite en Suisse.
Et l’heure est grave : l’Europe, et la France au premier chef, est en train de devenir un lieu de villégiature quatre-étoiles.
Plus d’usines, plus d’industrie, plus d’ouvriers, plus de travail mais de plus en plus de gens pressés quand même, et surtout des touristes de toute nationalité qui énervent bougrement les autochtones.
Des musées bondés où l’on admire des tableaux sur la « méla,colie ».
Une civilisation en plein spleen, qui ne se remet pas de sa grandeur passée et se lamente sur les petits Chinois, où les politiques ont perdus le Nord, où l’on ne sait plus comment s’y prendre avec les « jeunes », mais où les petits vieux sont presques majoritaires - donnant tout son sens à l’expression « cette bonne vieille Europe » - bref, où tout commence à sentir le roussi.
Mais au lieu de vivre ce tournant en faisant l’autruche, mieux vaut l’assumer. Si c’est, assurément, la fin d’un chapitre, ce n’est pas pour autant la fin du monde. Quelles sont les perspectives dans ce nouveau parc balnéo-culturel ? Devenu oisif par choix ou par contrainte, l’Européen pourra servir de guide aux visiteurs, mais surtout aura enfin du temps pour prendre soin de lui, pour jouir pleinement de ses désarrois et des aléas de son destin.