Janvier 2007 : dixième anniversaire de la disparition de Jean-Edern Hallier.
Jean-Edern Hallier est de retour ici-bas ! Nous avait-il d’ailleurs vraiment quitté depuis dix ans, depuis ce 12 janvier 1997 et cette funeste chute de bicyclette dont il ne s’est jamais relevé. Passeur de mots d’esprit, c’est-à-dire des mots et de l’esprit, l’enfant terrible des Lettres françaises nous offre ses « parisiennes » avec ces Télécopies d’outre-tombe.
Ce texte posthume qui couvre la période du 31 octobre 1992 (deux semaines après l’accident vasculaire qui l’avait rendu aveugle) au 11 janvier 1997 (veille de sa mort à Deauville) rassemble les centaines de lettres-fax que l’illustre pamphlétaire a expédiées à pendant cinq ans à ses amis comme ses ennemis de l’intelligentsia politique, économique et artistique. A la fois truculents et corrosifs, parfois outranciers et flagorneurs, toujours brillamment rédigés, ces inédits feront évidemment grincer quelques dent(ier)s...
Dans une France gelée, les mots de cet emmerdeur patenté, histrion culturel passablement scélérat et ludion politique qui a successivement flirté avec tout le monde avant de couper les ponts avec chacun dans un ricanement, prennent en effet un relief considérable. En lisant Jean-Edern, on se prend à regretter la bestiole médiatique, le fulminateur imprévisible, le camelot du moi hypertrophié, l’organisateur de son enlèvement, le castriste inattendu, l’aveugle qui se met à peindre...
« Sous-titrés “Voltaire tous les jours”, ces “Fax d’outre-tombe” constituent un genre littéraire à part entière » Sud Ouest
« Toujours poignant après dix ans de silence » CB News
« ...comment ne pas s’avouer que sans Jean-Edern la vie littéraire française est devenue aussi fade qu’une baguette sans sel ? » Valeurs Actuelles
Le Progrès, le Figaro Magazine, l’Est-Républicain, le Figaro littéraire, le Point, l’Express, le Nouvel Observateur, le Magazine des livres...