Au printemps 1998, Denis Langlois, écrivain, avocat des droits de l’Homme, pacifiste et militant d’extrême gauche dans l’esprit de Mai 68, décide de rompre avec la vie qu’il a jusqu’ici menée.
Comme beaucoup de ses camarades, il est atteint par la désillusion. Il ne croit plus en la possibilité de réaliser son idéal révolutionnaire, de changer profondément la société. Pendant quatre ans, il voyage : Yougoslavie, Irak, Liban, Djibouti, puis revient en France où il se retire dans un petit village de la montagne auvergnate.
Aujourd’hui, il s’interroge, nostalgique et sincère, sur le sens de son combat passé. Si la révolution semble un rêve impossible à réaliser, il se raccroche à l’utopie, à une projection dans l’avenir, à une barre, placé bien haut, indispensable à tout être humain pour vivre.
À ses yeux, la plus belle demeure l’utopie révolutionnaire. Peut-être qu’elle ne s’accomplira jamais, mais elle reste indissolublement liée à l’art, à l’écriture, à l’humour, à l’autodérision et à la passion amoureuse.
Passés les lendemains qui déchantent, la crise des idéologies et autres poncifs de soixante-huitards déçus qui ne croient plus en rien, ici le message est clair : vive l’utopie.