Moi, Sandrine, ma vie, mon histoire, ma vérité
Vous n’auriez jamais dû entendre parler de moi ni de Liès Hebbadj. Dieu en a voulu autrement.
Nous avons toujours mené une vie tranquille dans le banlieue nantaise, à l’abri des rumeurs, appréciés par les insituteurs de nos enfants, essayant de mener au mieux notre existence telle que nous l’entendions, c’est-à-dire, entre autre, selon un certain nombre de préceptes mususlmans.
Je n’aurais pas imaginé qu’une contravention bouleverserait ma vie, ni que contester une amende puisse prendre de telles proportions, attirer les journalistes en meute incontrôlable, m’oter le sommeil durant des nuits entières, le ventre noué et le gorge serrée.
L’histoire, vous la connaissez. Ou plutôt, vous connaissez celle qu’on vous raconte dans les médias, de manière plus ou moins concise, plus ou moins arrangée. De moi, de Liès, vous n’avez que l’image que l’on veut bien donner de nous et qui m’effraierait autant que vous si j’étais à votre place... Laissez-moi donc tenter de changer votre refard, vous raconter coment nous sommes passés d’une contravention à un tribunal, d’un tribunal à une affaire d’état.
Sandrine Moulères