ouverture et effervescence du débat
496 pages
15 €
ISBN :
2-84186-348-4
en librairie le 19 octobre 2006
L’importance de l’apport fait à la peinture moderne par la révolution fauve, qui inaugure le siècle, ne cesse d’apparaître de plus en plus clairement. Il est surprenant que jusqu’à ce jour seules des études fragmentaires aient été consacrées à ce mouvement. Les articles de Georges Duthuit, parus dans les « Cahiers d’Art », de 1929 à 1931, et que l’auteur a considérablement remaniés et augmentés pour le présent ouvrage, constituent une remarquable exception à l’attitude générale d’une critique d’art qui ne semble guère avoir saisi la nouveauté radicale du fauvisme. Quelles ont été les raisons de cette réserve, due peut-être à la perplexité ? Ne savait-on pas classer les fauves - ni épigognes de l’impression-isme, ni précurseurs de l’art dit abstrait ? L’éruption cubiste, suivie du charivari dada et de la bagarre surréaliste, aurait-elle dissimulé le caractère tout aussi fondamental et violent du phénomène fauve ? Faut-il en trouver l’explication dans le fait que les protagonistes du fauvisme, à l’exeption de Matisse, et encore, ont abandonné cette manière - quelques-uns après trois ou quatre ans déjà - et qu’on a pu l’identifier avec une expèrience sinon un écart de jeunesse ?
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