« Jacques :
Quand je vois ce gros canard idiot en couverture, ça me rappelle tous ceux que j’ai abandonnés dans la mare de l’Elysée... C’est Miterrand qui me les avait confiés ! C’était pas rien comme charge ! « Faudra bien s’en occuper » qu’il m’avait dit... J’ai bien répété ce conseil le 16 mai, là, quand j’ai filé les codes nucléaires, mais je sais pas, ça m’inquiète...
Bernadette :
Ne dites pas de bêtises mon ami. Nicolas ne les oubliera pas.
Même pendant les vacances ?
Il ne prendra pas de vacances. Les autres oui, mais pas lui.
Quels autres ?
Ceux qui voulaient votre place mon ami. Souvenez-vous.
Ca me dit rien... Ah ! Si, si, okay ! dit Jacques en éclatant de rire. Les autres, oui, c’est vrai ! »
Sars politiques en délire, paparazzis en folie, touristes hollandais en vadrouille... De Saint-Tropez au Japon : le grand-guignolesque succède à l’épique dans un roman au rythme d’enfer, au découpage cinématographique, au comique incessant mais pas innocent. Juillettistes, aoûtiens ou France au travail : les candidats vous ont promis la lune ? En attendant, voici du soleil !
Jean-Pierre Mocky, réalisateur bien connu, signe ici une comédie critique sur nos accros du pouvoir. Il invite les (é)lecteurs à se remettre de l’overdose de la campagne en usant des remèdes les plus éprouvés de Rabelais, de Tati et des Marx Brothers.