Pourquoi l’école donne-t-elle aux citoyens l’impression de moins bien fonctionner qu’autrefois ? Comment expliquer cette défiance envers un système éducatif qui pousse les familles à se tourner vers le système privé d’éducation ? Pourquoi la hausse avérée du niveau ne se traduit-elle pas par une plus grande démocratisation ? Notre système éducatif est-il moins performant que ceux des autres pays européens ? Notre école ne souffrirait-elle pas finalement d’un déficit de sens ? Aujourd’hui, dresser un tableau de l’école, c’est avant tout répondre à ces questions.
Cet ouvrage développe une analyse politique de l’éducation reposant sur une scolarité obligatoire, unifiée et allongée jusqu’à dix-sept ans pour donner à chaque jeune les moyens d’exercer pleinement sa citoyenneté et former une population plus et mieux instruite. Les exemples étrangers du Royaume-Uni ou de la Finlande indiquent à ce titre des solutions. L’amélioration du fonctionnement de l’école passe d’abord par la lutte contre l’échec scolaire en soutenant les élèves les plus faibles, dans leur établissement, plusieurs heures par semaine, dès le cours préparatoire et jusqu’à la fin de la scolarité. D’autres solutions sont aussi présentées : politiques d’aide aux territoires pour accentuer les moyens consacrésaux établissements cumulant les difficultés, aides aux familles les plus pauvres, renforcement du pouvoir des chefs d’établissement, contrôle des dépenses et évaluations des réformes engagées...
Enfin, la réforme de l’école passe aussi par celle de l’enseignement supèrieur esquissé dans cet ouvrage.
Un livre engagé qui démontre que l’avenir de notre système scolaire dépend surtout d’une vision politique renouvelée des enjeux de l’éducation.